Démarrons dans le dur et assez froidement. Qu’espérer de 2021 ? Rien et tout à la fois. Certains suggèrent d’attendre que de meilleurs jours viennent.

Je n’en suis pas.

Une des premières modifications de langage à faire vient de là. Le langage qu’on utilise, auprès des autres ou même chacun pour soi a un impact sur nos actions et nos réactions. Ce sera donc le point de départ de la réflexion présente dans cet article. 

« Attendre » ne mène à rien. J’aime personnellement et peut-être linguistiquement à tort, y substituer le terme « patienter ». A mon sens, la différence qui peut paraitre minime pour certains est en réalité immense.

« Attendre » suggère une certaine passivité, l’impression que l’on ne contrôle rien et qu’on ne peut que subir ce qui arrive tout en laissant les minutes, les heures, les jours, jusqu’aux années passer. 

« Patienter » nous autorise à agir. Conscients de la nécessité de laisser le temps s’écouler, on n’en est pas moins actifs. Voire proactifs pour utiliser des termes contemporains. Laisser le temps faire son oeuvre en comprenant que notre impact individuel n’est pas déterminant mais s’autoriser à prendre sa part de responsabilité.

La qualité de la vie dépend grandement de ce choix. J’ai le sentiment en mon for intérieur que deux camps s’opposent. 

Devant l’immensité de la tache et la lutte interne que cela représente, je ne peux que comprendre que certains fassent le choix du retrait et de se laisser aller, à attendre, si j’ose le clin d’oeil.
En effet, pour l’immense majorité des humains dans le monde Occidental, les parcours sont globalement les mêmes. Ecole de la République, structure familiale assez simple,  système de soutien et d’assistance très présent, environnement politique stable, de même que l’environnement médiatique, avec une sécurité relativement élevée.

Je souhaite préciser ici une chose: je parle principalement de la classe moyenne, celle qui représente 95% de la population.. Et je crois en toute honnêteté que la part de chance joue son rôle. Le pays dans lequel on nait, le type de famille, la qualité de l’éducation que l’on a, la robustesse de notre santé et d’autres paramètres jouent un rôle puissant. Il serait trop facile et assez aveugle de dire que « parce que l’on naît dans le même pays, on a tous la même chance ». C’est faux, naïf et ridicule de l’affirmer. On peut avoir la plus grande volonté du monde, certains paramètres peuvent nous affecter de manière caractéristique voire définitive. En revanche, si vous êtes suffisamment chanceux d’avoir une connexion internet et de tomber sur cet article (pas sûr que ça ce soit une vraie chance !), alors vous faites probablement partie de cette catégorie.

Un jour, je prendrai le temps d’écrire pour ces 5% « du bas » (l’expression me ferait vomir) qui n’ont pas accès aux mêmes chances et dont le destin est parfois terrible. Eux méritent selon moi grande assistance et aussi que celui qui a les « prédispositions » mesure l’immensité de sa chance et choisisse son camp avec sagesse.

Bien, cette parenthèse étant fermée et laissée à un article ultérieur, revenons à notre point précédent.

Le Monde Occidental jusqu’à aujourd’hui nous a plutôt bien traité. Si 2020 a pu nous enseigner une leçon, c’est que plusieurs de ces principes si évidents à nos yeux sont devenus obsolètes. Et rien de tel qu’une crise pour le révéler.

Tout a été impacté, de près ou de loin. C’est bien normal, la crise a été humaine, sanitaire, financière, sociale mais surtout mondiale. Aussi, la question n’est pas tant de savoir ce qui a été impacté ou non, on vient de le dire, mais bien la réaction à l’impact.
Certains métiers sont ressortis plus forts. Certains choix de vie et de « bien-être » se sont avérés gagnants. Certaines industries ont pris des coups si grands, qu’elles ne doivent leur survie qu’à une assistance et un sauvetage « quoi qu’il en coute » dont on ignore encore les conséquences à long terme.

Nous sommes donc passés dans une nouvelle ère. Une ère dont on ne connait pas encore les limites mais dont on voit déjà se dessiner les premiers contours. Nous l’abordions dans un article précédent. 

Il est apparu comme une évidence que:

  • « prévenir plutôt que guérir » quand on parle de santé va être intégré durablement aux nouveaux modes de vie. Porter de l’attention à ce dont on nourrit son corps, l’activité physique régulière qu’on lui soumet ou encore le repos et pour aller plus loin la vie en communauté sont indispensables car ils représentent notre nature.
  • « Il est plus facile de trouver des clients qu’un patron » est devenu un véritable fait. L’ancienne croyance « Etudes / Salaire / Retraites » est cela même, une ancienne croyance. Les industries qui ont le plus performées durant cette année sont les freelance, les petites entreprises flexibles, les travailleurs sur internet, le marketing de réseau ou les mastodontes de la Silicon Valley. Pour illustrer cela, avec Lisa, notre activité avec Herbalife Nutrition, parce qu’elle répond plus que jamais aux besoins de ce nouveau monde a doublé en une année et servie plus de 7 600 consommateurs mensuellement quand on atteignait les 3 000 précédemment. Les salariés quant à eux ont subi dans le meilleur des cas le télétravail pour lequel ils n’étaient pas préparés (mauvaises installations, maux de dos terribles à en croire les ostéopathes suite au confinement N1, isolation sociale etc), dans le cas intermédiaire ont bénéficié des solutions de chômage partiel (pour combien de temps ?) et dans le pire des scénarios se sont retrouvés à la porte, sans revenu !
  • La flexibilité est de mise. Les gens bloqués à la maison dans un appartement de 20m2 plein centre ville loué à prix d’or ont pour beaucoup quand ils étaient jeunes dû s’exiler chez les parents en campagne ! Une vie de Peter Pan subie ! Les autres ont dû ronger leur frein. Les industries fixes et lourdes n’ont pas pu s’adapter aussi vite et les salariés en ont souffert des conséquences. Le restaurant classique n’a eu d’autre choix, à mon plus grand regret vous l’imaginez, que de ne fermer ses portes.

Mais ce qui doit nous intéresser là-dedans, ce n’est pas le destin d’entreprises, d’actionnaires ou de groupes. C’est plutôt le destin de nos contemporains. Certains on su faire face et faire l’effort parfois immense, de s’adapter. Pour dans certains cas révolutionner leur monde. D’autres ont tout simplement encaissé le choc et abandonné, attendant que l’orage passe et acceptant l’assistance qu’on leur offrait. Mon intention n’est pas de juger, je ne suis personne pour cela. Mais la réaction des humains que l’on met dans les mêmes catégories a été parfois totalement opposée.

Sous la contrainte, on sait être ingénieux.

En prenant un peu de recul et dans cette idée de deux camps, je crois que l’idée fondamentale vient de là. Il est préférable de choisir une certaine liberté à une certaine sécurité.

Je force le trait volontairement pour dessiner les contours de ces deux camps. Ne nous perdons pas dans ce choix de mots. C’est l’idée de fond qui doit primer.

Camp de la sécurité ou de la liberté

Le camp de la sécurité voudrait que l’on limite l’imprévu. Que l’on soit capable de se projeter dans l’avenir « à coup sûr ». La sécurité attend qu’on lui vienne en aide et l’assiste à se relever. La sécurité se bloque et redoute voire combat férocement le changement, car c’est sa fin annoncée. Hors, le changement vient. Et il vient tout le temps. Et presque par définition sous une forme que l’on n’envisageait pas. La sécurité cherche à contrôler voire annihiler le risque et le stress. Ce choix de camp est aisé voire même réconfortant. Mais on le paye toujours au prix fort.

Le camp de la liberté comprend l’inévitabilité de l’imprévu. Car les forces qui nous gouvernent sont plus grandes que nous. Le stress et le risque sont des indicateurs, des signaux de la nécessité d’être en avance, sur ses gardes et alerte. Ils ne font finalement que préparer au changement. Ce n’est pas un choix de vie aisé car il entraine quelques sueurs froides, dangers quotidiens et prise de responsabilité. Mais c’est la seule voie vers une survie dans de bonnes conditions, quelles que soient les circonstances qui nous entourent. 

Paradoxalement et pour amorcer cette conclusion, chercher la sécurité comme elle l’était autrefois, ou du moins comme on le croyait, est un risque immense. Chercher la sécurité d’emploi ou financière dans un autre travail salarié  si on a perdu le sien quand ce monde là s’écroule est une hérésie. Chercher la sécurité pour sa santé dans un style de vie basé sur le confort physique et le fast-food « unhealthy »  (au sens large, pas juste macdo) est en fait un risque presque terminal pour sa santé.

La sécurité ne vient pas du confort. Elle vient d’une adaptation constante et donc du choix du camp de la liberté. 

2020 n’est donc pas une année inouïe, c’est simplement le type d’années qui intervient plus irrégulièrement mais inexorablement. Et ce depuis la nuit des temps. 

« Ce n’est pas le vent qui décide de votre destination, c’est la façon dont vous orientez votre voile » disait Jim Rohn.

Alors, pourquoi ne rien espérer de 2021 et en même temps en vouloir énormément ? Pour toutes ces raisons bien sûr. Ces circonstances vous ont peut-êtres prises à défaut. 

  • Vous avez peut-être reçu une alerte sur votre niveau de santé, et vous avez décidé de reprendre votre état de forme en main ! Le cas échéant, entrons en contact ensemble sur @matlisafit ou matlisacorp@gmail.com pour définir un programme adapté à vos besoins. 
  • Vos finances ont peut-être subi un coup énorme et votre épargne s’est réduit à peu de chagrin ! Le cas échéant, entrons en contact ensemble sur @matlisafit ou matlisacorp@gmail.com pour envisager un complément de revenus voire une réorientation.
  • Vous savez pertinemment que la bombe à retardement de la crise économique aura raison de votre emploi ou de la qualité de vos conditions de travail. Le cas échéant, entrons en contact ensemble sur @matlisafit ou matlisacorp@gmail.com pour créer un une activité respectueuse de qui vous êtes.

Platon disait que la nécessité était la mère de l’invention.

Alors, 2021, c’est je le crois fermement une décision à prendre.  Celle de se réinventer. Celle de choisir le camp de la prise de responsabilité et de l’avenir. Nos choix d’aujourd’hui créent notre qualité de vie de demain. Le monde évolue tout en restant fondamentalement le même, il est de notre devoir de s’adapter. Après tout, nous ne sommes que des invités de passage dans cette Vie !

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