Les profits valent mieux que les salaires

A l’heure où l’on ne parle que de taux de chômage, d’aides de l’état, de revenu minimum, de chômage partiel ou encore de revenu universel, le moment est venu de parler d’un concept qui est régulièrement défini comme la raison de tous nos maux ou de toutes nos peines, à tort. Le profit.

Avant cela, précisons cet élément de langage à la lumière de ce que j’en pense personnellement. Je ne parle en aucun cas du profit démesuré d’entreprises aux propriétaires multimilliardaires mais plutôt d’un profit à échelle humaine. Un profit qui n’abuse pas, qui profite à tous et ne clive pas.



Le profit, c’est le paiement d’une valeur ajoutée apportée.



En clair, réaliser une prestation, un service, un objet ou encore une vente que l’autre partie n’aurait pu faire seul et qui de ce fait va générer un « surplus » bien souvent financier ou moral qui va simplement rémunérer l’effort fourni et le service rendu.

C’est donc de la création de valeur que le profit vient. Une valeur estimée et attendue des deux parties d’un accord.

Dans cette définition là, on comprend que le profit est la source  même de la motivation et de l’envie des hommes à agir plutôt que de rester fixes et immobiles à subir.

De cette motivation et action découlent naturellement la prise en main du futur d’un chacun. En effet, réalisant que ses actions ne sont pas neutres, l’Homme a par conséquent tendance à répéter son effort dans un but d’avoir une influence sur son avenir. Car la répétition de cette création de valeur via un effort, des connaissances spécifiques ou encore une action particulière ouvre la voie au choix. Le choix de rester comme il est, de vouloir mieux, de vouloir plus ou possiblement moins.

Et c’est cette possibilité de choix qui ouvre la voie vers le courage de se définir. Nul ne doit par conséquent s’obliger à faire beaucoup s’il veut peut. Nul ne doit par conséquent se soumettre à des horaires définis si sa créativité lui demande autrement. Nul ne doit se restreindre à travailler d’un endroit fixe si son activité et le profit qui en découle ne le requièrent point.

Par ailleurs, le profit stimule l’effort intellectuel ou encore physique. Celui qui souhaitera obtenir plus dans le même temps n’aura d’autre option que d’augmenter sa valeur et la valeur de ce qu’il fait. Cet effort intellectuel nous grandit, cela va sans dire. Nous devenons plus. Et c’est bien ce point qui est le plus plaisant. Finalement, le profit n’est pas de faire plus pour avoir plus (d’où ma définition de départ excluant certains extrémistes du profit).

Le profit, c’est devenir plus

Devenir une plus grande valeur pour autrui. Devenir une source d’inspiration pour ses proches. Devenir un symbole d’espoir. Devenir un Homme libre.


En somme, le profit nous donne cette force de choix. Cette force de fixer la jauge de son effort et celle de son temps libre. 

Et c’est du temps libre et des revenus librement fixés que va se construire la liberté. 

Les salaires valent-ils mieux que les profits si longtemps dénigrés et méprisés ?
Le profit, c’est devenir plus !

Alors, direz-vous, Quid d’un salaire ? N’est ce pas le revenu fixe d’un profit contre un service régulier ?

La différence d’un salaire c’est qu’il n’est pas décisionnaire de cette équilibre et de ces jauges vues précédemment.

Il est décidé par une hiérarchie. Le temps fixe alloué au travail ne laisse pas libre cours à sa propre réflexion de comment faire et pourquoi faire. Elle est imposée.

Le salaire est régi par des « grilles » complexes et acceptées du plus grand nombre. Une logique de postes et de position définit le revenu. Il n’évolue pas ou alors en suivant un système de promotions demandant toujours plus de temps, de contraintes et d’efforts à l’individu. 

C’est la réalité des faits. 

Ce n’est pas la personne que l’on devient qui augmente son salaire. Car les places sont chères. La politique et le niveau d’études ou plutôt les Ecoles règnent en maitre. Comment Avoir fait une  certaine école à vingt ans devrait définir pour le restant de notre vie notre place occupée dans la société ? 

Les écoles définissent le niveau de départ et des relations qui serviront à vie.

Le profit permet de prendre une année sabbatique si la jauge d’équilibre fixée librement par tout un chacun et pour tout un chacun a été atteinte. La course à la promotion ou simplement la préservation de son poste durement obtenu n’autorisent pas ces libertés. S’occuper d’un proche malade ou d’un nouveau-né sont des nécessités plus grandes que les considérations d’un manager ou d’une fiche de paye.

Le monde dans lequel on vit n’est pas parfait. Cependant il nous laisse des choix. Internet, les nouvelles technologies, l’échelle monde ou encore la connaissance partagée nous offrent des options plus que jamais adaptées à ces défis individuels qui deviennent mis bout à bout collectifs.

Le profit s’accompagne évidemment de quelques extrêmes, voire même d’abus réguliers. Ne laissons jamais ces derniers ombrager un concept qui va plus loin que le simple fait de gagner sa vie. C’est une porte vers la liberté via la personne que l’on devient. C’est une chance inouïe de faire affirmer ses valeurs, ses principes est ce qui nous anime tous intérieurement, sans devoir faire profil bas face à un employeur qui a ses propres valeurs et pas nécessairement l’ouverture d’esprit. Ou encore être asservi par un besoin jamais comblé par des revenus et des conditions fixées par autrui.

Et dans un monde où il est plus simple de trouver des clients que de trouver un patron, prenons la mesure de cette opportunité de revenir à ce qui est essentiel. Devenir la personne que l’on peut être et celle que l’on veut incarner. Avec de vraies valeurs. 

Cette force immense vient avec une responsabilité des plus grandes. Etre intègre, penser à demain et à ceux qui nous suivront et nous succèderont. Mais alors, Mieux vaut avoir cette responsabilité inhérente à la possibilité de choix qu’offrent les profits que la torpeur de l’oppression du salaire. 

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